Social media week : mon debrief’ de la conférence « Networked nonprofit »

L’agence Limite et La Cantine organisaient jeudi après-midi une table-ronde sur la place des réseaux sociaux au sein des ONG, et les transformations qu’ils entraînent dans ces organisations. La petite salle prévue pour la rencontre était archi-comble, signe que le sujet préoccupe les responsables communication associatifs (ou qu’il est très tendance ?). Voici les bullet points de ce que que j’ai bien voulu retenir.

  • Les médias sociaux, et plus généralement les nouvelles technologies de communication amènent les associations à adopter progressivement un fonctionnement en réseau (le fameux networked). Ce changement se manifeste d’abord dans la façon de communiquer, puis par ricochet impacte le mode de fonctionnement des organisations. Tout le monde prend (enfin) conscience qu’il faut arrêter de chercher à tout maîtriser, mais au contraire voir chaque membre de sa communauté comme un ambassadeur. Cela veut dire favoriser l’émergence de sites web, de Pages Facebook… Tout cela doit se passer dans un cadre précis mais laissant une vraie liberté d’expression.
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  • Les processus de validation doivent être revus pour s’adapter au besoin de réactivité des réseaux sociaux. Il n’est définitivement pas possible de faire valider chaque tweet ou statut à 10 personnes différentes… Les réseaux sociaux induisent aussi un changement de rapport au risque. Sur Facebook comme ailleurs une petite erreur est toujours possible mais elle sera vite effacée par le temps.
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  • Pour les ONG, les réseaux sociaux sont efficaces surtout aux premiers niveaux d’implication, pour amener les internautes vers sa cause. Le fundraising ne peut venir qu’après. Cela confirme mon intuition alors que beaucoup avaient essayé de me convaincre du contraire, souvent pour vendre leur système de don sur Facebook…
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  • Les réseaux sociaux ne sont pas encore à l’origine d’importantes mobilisations ou campagnes. Pour développer sa communauté aujourd’hui, le plus efficace est encore de s’appuier sur des évènements « IRL », un temps de forte présence médiatique…  Mais ils doivent être étroitement mêlés au reste de la communication, apporter l’interactivité.
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  • Le rôle des agences ne peut se limiter qu’à l’organisation d’opérations ponctuelles. Le community management quotidien doit être géré en interne. Cela est particulièrement indispensable pour les ONG, où les interactions avec les internautes peuvent porter à la fois sur des questions très techniques ou sur des aspects plus politiques.

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J’arrête là, même si les échanges ont été bien plus riches encore. J’en profite d’ailleurs pour remercier au passage les intervenants des quatre associations présentes: la Croix Rouge, la CPCA, la Fondation Abbé Pierre et la Chaîne de l’espoir. Que vous ayez participé ou non à la conférence, n’hésitez pas à me compléter !

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